Réduction du fibrome

Et bien ça y est, fin juin 2019, ayant des douleurs plus importantes dans le bas ventre depuis quelques mois, je passe une échographie de contrôle. Je ne savais pas si les douleurs étaient causées par le stress ou si le fibrome avait grossi. Le médecin me dit qu’il n’a pas augmenté. C’est déjà ça. Mais lorsqu’elle m’annonce les dimensions du fibrome, je lui dis qu’il a diminué. Elle est perplexe et ne me croit pas. Bien sûr je ne suis qu’une patiente… Je n’ai pas le cerveau d’un médecin ! J’insiste néanmoins et elle compare donc les résultats avec ceux de l’an dernier.

 

Le fibrome est passé de 46mm en 2017 à 38mm en 2019, soit une

 réduction de 8mm de diamètre en 2 ans !

 

Je tiens à préciser que je passe toutes mes échographies au même endroit, sur la même machine et avec la même personne pour ne faire varier aucun autre paramètre.

 

Le médecin m’explique donc que je dois bien réagir au traitement du Lutéran. Qu’il a mis du temps à agir sur le fibrome mais qu’il est en train de le réduire et que par conséquent il ne devrait plus augmenter. J’ai espéré entendre ces mots tellement de fois que je ne réalise pas tout de suite la nouvelle. A priori, je suis sortie d’affaire, mais je ne crie pas victoire pour autant car je sais bien que les symptômes ne sont pas dépendants de la taille de cette tumeur. Un gros fibrome peut être asymptomatique tandis qu’un tout petit peut vous empoisonner la vie.

 

Ce mois ci, j’ai eu des nouveaux saignements. J’ai eu peur après plus de 6 mois sans symptômes. Peur d’avoir de nouveau atrocement mal, de faire une nouvelle hémorragie. Je devais partir en we, j’ai failli annuler et j’ai emporté avec moi toute ma trousse de secours… Belle piqure de rappel que le bien être est fragile et que tout ce que j’ai vécu m’a quand même bien marqué.

Je prenais le Lutéran en continu depuis environs 2 mois pour être tranquille. J’ai donc écouté mon corps et j’ai fait une pause dans le traitement de 7 jours comme j’avais pris l’habitude de le faire afin d’éviter les spotting. Les saignements se sont arrêtés, puis ont repris à la fin des 7 jours. Avant, par peur d’une nouvelle hémorragie, je reprenais le Lutéran au bout de 5 ou 6 jours, dès que de légères douleurs apparaissaient dans le bas ventre. Mais là, j’ai senti que je pouvais faire confiance à mon corps. J’ai bien attendu les 7 jours entiers. J’ai eu des petits saignements et j’ai senti que cela travaillait dans mes entrailles mais de façon douce et posée. Je n’ai pas eu peur, j’ai fait confiance à ce que je ressentais, à ma féminité qui s’exprimait de nouveau par ce petit bouillonnement interne, calme et tranquille. Comme si mon corps était enfin en paix et vivant. Je me suis sentie sereine et soulagée.

 

Maintenant je vais continuer le traitement en respectant les pauses et je pense que mes règles vont revenir progressivement. Bien sûr, il y aura toujours un petit moment de suspens, chaque mois, pour savoir comment elles vont se dérouler. Mais je me sens apaisée et j’ai de nouveau confiance dans mon corps. Jamais je n’aurais pensé pouvoir écrire ces lignes il y a un an. Je pensais devoir faire une croix sur ma libido, ma sexualité, et sur une vie normale.

 

Je vous souhaite à toutes de trouver votre chemin pour aller mieux et vous réconcilier avec votre corps. Même si je vais bien aujourd’hui, je n’oublierai jamais ce que j’ai vécu dans ma chair, dans mes trippes, et je continuerai ce blog pour vous soutenir. Je dois d’ailleurs écrire tout mon chemin spirituel qui m’a grandement aidé à arriver où j’en suis, aussi bien physiquement que mentalement. Et le partenaire qui nous accompagne dans ces épreuves peut aussi avoir un rôle inestimable ! J’espère d’ailleurs que des hommes lisent ce blog pour aider leur compagne… On peut rêver ! Tout peut arriver ! J’en suis la preuve. Il suffit d’y croire !

 

 

 

L.M. 16/08/19

Commentaires: 2
  • #2

    LM (lundi, 11 novembre 2019 09:37)

    Bonjour,
    Il me semble que tout mon blog répond à ta question mais je vais te faire un petit résumé pour t'expliquer mon choix.
    On m'a en effet proposée de l'enlever par coloscopie, par voix basse. C'est même la première et seule option qu'on me donnait à l'époque.Mais je n'ai jamais voulu ni pu envisager que cela soit une option positive. Je la trouvais bien trop intrusive et risquée. De plus, pour me préparer à l'opération on me demandait de prendre le médicament Esmya, médicament trop récent et avec bien trop d'effets secondaires possibles pour que j'accepte de le tester. Et en me renseignant sur cette opération , j'ai découvert que beaucoup de femmes après avoir subit cette intervention sont devenues stériles car la cicatrisation s'est mal passée, il y a eu des adhérences dans l'utérus, rendant la nidification d'un ovule impossible. Enfin, cette opération ne me garantissait pas que le fibrome ne repousse pas après et qu'il faille réopérer! Quand j'ai appris tout cela, mon choix de ne pas me faire opérer a été conforté. Et quand je vois qu'aujourd'hui tout a l'air d'être rentré dans l'ordre pour moi sans aucune opération, je me dis heureusement que je me suis écoutée et que j'ai envoyé balader ces médecins!

  • #1

    Lamnonyme (lundi, 04 novembre 2019 01:47)

    Bonsoir,
    Merci pour ce site mais simple question : pourquoi ne pas l’avoir fait enlever ? Merci et bon courage.