ESMYA

En janvier 2018, voici le premier mail que je reçois de l’association Fibrome Info France :

 

L’ANSM (l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament) s’était réunie le 14 Décembre 2017, pour définir la conduite à tenir au plan national suite aux cas d’hépatites survenus chez certaines patientes prenant de l’Esmya (Acetate d’Ulipristal) : dont 24 cas de problèmes hépatiques préoccupants, parmi lesquels 3 ayant nécessité une transplantation hépatique.

 

Le PRAC (Pharmacovigilance Risk Assessment Committee)  est en train d’étudier toutes les données disponibles et statuera sur l’Esmya au plus tard le 31 Mai 2018. Il est important de noter que toutes les études cliniques concernant l’Esmya ont été arrêtées dans tous les pays Européens à l’exception de la Suède.

 

Dans l’attente des conclusions du PRAC, et ce dans le but de protéger les patientes actuellement sous Esmya ou qui seront traitées par Esmya, L’ANSM recommande la conduite suivante:

1 – votre médecin doit vous faire réaliser un bilan hépatique avant la mise sous traitement. Ne pas initier de traitement en cas d’anomalie hépatique : transaminases (ASAT, et ALAT) supérieur à 2 fois la normal.

2 –  votre médecin doit vous remettre la fiche d’informations concernant le risque potentiel d’hépatite de l’Esmya.

3- une information coordonnée sera adressée à la mi-Janvier aux généralistes, gynécologues et centres de transplantation de foie.

 

Soyez vigilantes et actrice de votre santé. En cas d’oubli du médecin n’hésitez pas à rappeler et à réclamer une ordonnance de bilan hépatique avant de démarrer le traitement par Esmya.

 

N’hésitez pas relayer le communiqué posté sur Facebook, afin de sensibiliser les personnes de votre entourage.

 

En février 2018 je reçois un nouveau mail de l’Association cette fois-ci me prévenant que :

 

Suite au décès d'une patiente traitée par Esmya, l’Agence Européenne du médicament (EMA) a décidé

 

le 9 février 2018, de suspendre à l’échelle européenne, la prescription du médicament Esmya.

 

Cette mesure de précaution vise à protéger l’ensemble des femmes qui souffrent de fibromes. A ce jour, 24 cas de problèmes hépatiques préoccupants ont été recensés, dont 4 cas d'hépatites aiguës, parmi lesquels 3 cas ayant nécessité une transplantation de foie. Dans l’attente des conclusions de l’Agence Européenne du médicament, prévues en mai 2018, aucun médecin ne doit prescrire ou renouveler le traitement Esmya. Aucun nouveau cycle de traitement ne doit être initié pour les patientes précédemment traitées par Esmya.

 

Si vous êtes actuellement traitée par Esmya, contactez votre médecin afin qu’un bilan hépatique vous soit prescrit. Pendant toute la durée du traitement, votre médecin doit vous prescrire tous les mois, un bilan hépatique. Si vos transaminases sont supérieures à deux fois la normale, votre médecin doit arrêter le traitement et pratiquer un nouveau bilan hépatique 2 à 4 semaines après l'arrêt d’Esmya. Afin de ne pas courir le risque d’être exposée à un problème hépatique, aucun signe ou symptôme pouvant être observé en cas de dysfonctionnement de votre foie, ne doit être négligé: nausées, vomissements, baisse de l’appétit, douleurs en bas à droite de l’abdomen, fatigue importante, coloration jaune des yeux ou de la peau. En présence d’un ou plusieurs de ces symptômes, vous devez immédiatement contacter votre médecin, car ces symptômes peuvent être en lien avec un problème hépatique.

 

L'association Fibrome Info France vous recommande la plus grande vigilance.

 

 

Lorsque l’on m’avait proposé de traitement préopératoire, je n’avais pas voulu le prendre car je trouvais que c’était un médicament trop récent sur le marché et que l’on n’avait pas assez de recul pour en évaluer les effets secondaires sur le long terme. De plus, j’ai appris grâce au témoignage de Marion sur ce blog qu’Esmya ne réduisait pas forcément les fibromes. Il arrête les saignements, c’est déjà bien. Mais on nous vent, pardon vendait, ce médicament comme un réducteur de fibrome miracle. Alors, non seulement il n’est pas efficace pour tout le monde, mais en plus il a été retiré de la vente !

 

J’ai été soulagée de voir que mon instinct avait été juste. Que je n’avais pas bêtement éliminé une possibilité d’aller mieux. Mais cela est quand même lourd de conséquence. Aujourd’hui il n’existe donc toujours pas de traitement des fibromes.

 

 

L.M. 30/07/18

 

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